A pour objectif de faire connaître au public les activités et initiatives de la section du PCF qui rayonne sur le canton d'Irigny(69)
... et nous on doit se serrer la ceinture
L'organisme a étudié les informations publiées par 460 sociétés cotées dont 93 entreprises françaises. Le constat paraît étonnant au regard de la
morosité économique actuelle, mais il est en fait la conséquences des politiques de relance mises en place l'année dernière qui ont boosté certains secteurs. Même si l'argument est farfelu, il
est vrai que dans ce monde tous les mensonges sont bons pour faire passer la pillule ou alors certains se gavent de fonds publics et on tente de justifier l'injustifiable !
L'automobile est ainsi l'activité où les salaires des patrons ont le plus progressé, notamment grâce aux primes gouvernementales. AlphaValue constate en effet une hause de 225% de la rémunération! La démonstration est ainsi faite qu'une bonne partie de la "prime à la casse" payée avec les fonds publics, donc nos impôts, ont été transférés vers les poches des patrons. C'est un scandale !
Le secteur minier, avec un bond de 156 % des revenus, a profité du développement des pays émergents.
Mais ceux qui se paient la plus grosse part du butin sont les banquiers. Ils restent largement en tête. En 2010, les dirigeants des grandes banques européennes (38 établissements cotés étudiés), ont gagné 12,5 % de plus qu'en 2009, salaires, bonus et actions confondus. La moyenne de rémunération des banquiers est supérieure de 40 % à celle des dirigeants des autres secteurs. Les banquiers britanniques arrivent en tête des patrons les mieux payés. Robert Diamond (Barclays) a ainsi perçu 11,6 millions d'euros en 2010, soit 1700 % de plus que l'année précédente! Viennent ensuite le PDG de Crédit Suisse, Brady Dougan, avec 9,3 millions d'euros, puis Alfredo Saenz Abad de Santander avec 7,9 millions d'euros.
Aucun banquier français ne figure dans le top 10. Pourtant ils se sont eux aussi bien gavés avec la très forte progression enregistrée en France 44,8 % dans le secteur bancaire à comparer aux 21 % tous secteurs confondus.
Les patrons français ont une rémunération moyenne de 2 millions d'euros annuelles. Les membres des conseils d'administration touchent
environ 61.000 euros par an soit environ un SMIC par jour !
Dans la banque, le salaire moyen d'un dirigeant français s'élevait en 2010 à 669.665 euros par an. Pour avoir à l'esprit ce que cela signifie, cela
correspond à un peu plus de 12 000 Francs par jour. En comparaison, les patrons des compagnies d'assurance paraissent mieux lotis. Ils ont touchés plus de 2,5 millions d'euros en moyenne 2010.
Cela représente quand même près de 45 000 Francs par jour.
Les différences avec les patrons étrangers s'expliquent, selon AlphaValue, par le manque d'informations diffusées. L'organisme souligne que le
montant des bonus distribués n'est généralement connu qu'un à deux ans après la publication des rémunérations annuelles. L'autorité de contrôle prudentiel chargée de contrôler les rémunérations
dans le secteur financier, affirme que le degré de communication est trop disparate d'un établissement à l'autre. Les patrons français seraient ainsi des petits cachotiers!
Enfin, même peu nombreuse (3,4 % des effectifs en France contre 5 % en Europe), la présence de femmes à la tête des entreprises peut aussi permettre de comprendre les écarts de rémunération entre la France et les autres pays. Elles perçoivent en moyenne un salaire inférieur de 50 % à celui des hommes. En Europe, la différence déjà conséquente n'est que de 27 %.
Mais à ce niveau de rémunération une tel écart n'a plus guère d'importance. C'est l'équivalent d'une ou deux piscines dans la maison secondaire voire une dizaine de toiles de grands maitres de la peinture.
Il faut crier sa colère tellement cela fait froid dans le dos! Jean Luc Mélenchon a bien raison de proposer qu'à partir d'un certain niveau il faut tout prendre même si cela ne suffira pas pour financer les réponses aux fortes demandes sociales.
D'où le besoin de créer plus de richesses et de les répartir autrement avec une fiscalité plus juste et une autre répartition des richesses créées dès le travail dans l'entreprise, avec une progression des salaires, de l'emploi, des prestations sociales diverses et l'arrêt des éxonérations de "charges" qui sont encaissées par les patrons et sont nuisibles à l'emploi et à l'activité car elles jouent contre la croissance.
Voilà bien des raisons d'aller manifester sa colère dans la rue et dans les urnes avec les bulletins Front de Gauche à la préisdentielle et aux
législatives !
Le 14 décembre 2012